"Nous sommes une petite société qui vit dans une ivresse permanente, celle des dizaines de drogues de toutes sortes que nous fumons, mangeons,prisons,distillons dans nos veines.Une electricité permanente règle seule nos rapports.Matin, midi, après-midi, soir, nuit, sont des mots qui n'ont plus de sens.Le rythme solaire n'existe plus.Nous mangeons quand nous avons faim, jamais à des heures régulières, nous dormons quand l'envie de dormir se fait plus forte que l'excitation de la drogue.Le normal n'existe plus, c'est l'anormal qui le devient."
Une semaine entière à vivre sans distinction de temps, impossible de savoir l'heure, ni le jour.
Une semaine à ne pas ou peu dormir, au maximum 6h en tout, et le manque de sommeil commence seulement à se fait ressentir par l'épuisement total du physique et du mental, par l'incapacité de se tenir debout, de supporter la moindre douleur ou le poid de son propre corps.
Se comporter comme un animal blessé: agressif.
Je n'ai à cet instant que trois besoins qui ont virés vers l'obsession: SE DOUCHER, MANGER et DORMIR.Réussir à se réchauffer accessoirement, le traitement m'étant vital n'étant pas entre mes mains, je devrais attendre Lundi,contrôler mes besoins, mes douleurs, mon incapacité à me réchauffer, même collée au poel, quitte à m'en brûler la peau.
Mon rythme, notre rythme n'est pas celui considéré par la majorité comme "normal".A partir de là je ne peux pas m'adapter, à savoir si j'y tiens.TOUT va de travers, et au final, je ne fais pas grand chose pour changer ça, j'ai cessé de me battre contre du vent. Mon Memento Mori" prend le dessus sur mon "Taedium Vitae"..

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